Truyện Kiều (câu 2233-2252)

Quyết lời dứt áo ra đi
Gió đưa bằng tiện đã lìa dặm khơi
Nàng thì chiếc bóng song mai
Ðêm thâu dằng dặc nhặt cài then mây
Sân rêu chẳng vẽ dấu giày
Cỏ cao hơn thước, liễu gầy vài phân
Ðoái thương muôn dặm tử phần
Hồn quê theo ngọn mây Tần xa xa
Xót thay huyên cỗi, xuân già
Tấm lòng thương nhớ biết là có nguôi ?
Chốc đà mười mấy năm trời
Còn ra khi đã da mồi tóc sương !
Nguyen Du
Tiếc thay chút nghĩa cũ càng
Dẫu lìa ngó ý, còn vương tơ lòng
Duyên em dù nối chỉ hồng
May ra khi đã tay bồng tay mang
Nguyen Du

Tấc lòng cố quốc tha hương
Ðường kia, nỗi nọ ngổn ngang bời bời.
Cánh hồng bay bổng tuyệt vời,
Ðã mòn con mắt phương trời đăm đăm

Bản Nôm: Lâm Nọa Phu, 1870

Il dit et s'en alla, arrachant le pan de sa tunique des mains qui le retenaient. Porté par le vent et les nuages, l'oiseau prit aussitôt son essor vers les grands espaces.
Elle n'était qu'une silhouette solitaire derrière la fenêtre donnant sur les pruniers du jardin ; ses nuits se prolongeaient interminables ; les verrous fixés solidement l'isolaient comme au plus épais des nuages. Sur la mousse de la cour ne se dessinait nulle empreinte de chaussures. L'herbe était haute de plus d'une coudée, le saule avait maigri d'une fraction d'once.
Tristement elle évoquait les ormes et les catalpas du pays natal, à dix mille lis de distance. La nostalgie emportaient son âme là-bas sur les nuages flottant au-dessus des monts lointains. O douleur ! Les parents doivent à présent ployer sous le poids de l'âge. Au fond de leur coeur, ont-ils pu jamais se consoler du départ de leur enfant ? Bientôt plus de dix ans auront passé dans l'absence. S'ils sont encore en vie, leur peau doit être d'écaille et de givre leur chevelure. O l'amer regret qu'on inspire cet amour d'autrefois ! La tige du lotus est rompue, mais les fils soyeux du coeur en rattachant encore les fragments séparés. Si sa cadette a, comme convenu, renoué les fils roses de l'hymen, avec la grâce du ciel elle doit avoir de beaux enfants à bercer dans ses bras. Souvenirs du pays natal, pensées d'exil, bien des motifs de chagrin se croisaient, s'emmêlaient dans son coeur. Depuis que l'aigle, d'un coup d'aile, s'était envolé vers les hauteurs insondables, les yeux de l'amante s'usaient à scruter l'horizon.